Les vacances d’hiver !
Çà y est, toute la famille est prête : en route pour les pistes. C’est ce que l’on entend de plus en plus dans les foyers français.
Là où la pratique du ski était un luxe, aujourd’hui, un grand nombre de français part en vacances d’hiver à la montagne. Il suffit de se rendre hors saisons enneigées dans ces régions d’altitude pour s’apercevoir de la hausse de l’activité économique autour des stations, vieilles ou nouvelles, qui ne cessent de s’agrandir. Mais la réalité de notre économie a toujours ses laissés pour compte : ici, on ne comptera plus les exploitations agricoles abandonnées ou rachetées par les gros exploitants. On trouvera alors les montagnards non plus accompagnés de vaches, mais apprenant le planté de bâton aux visiteurs.
Mais on oublie alors que cette période de froid, particulièrement sibérienne ces dernières années, n’est pas un plaisir pour tous. Il suffit de regarder dans les zones urbanisées et d’y voir malheureusement le nombre des Sans Domicile Fixe croître.
Et oui, lorsque la neige tombe, 86 000 personnes vivent dans la rue, dans une précarité à outrance, souffrent du froid et de ce manteau blanc hivernal, chamboulant le quotidien de ces hommes abandonnés par la société. Rappelons nous ainsi que de février 2005 à octobre 2005, 112 morts dans les rues ont été recensés. Que font alors les médias, sinon que d’énoncer un chiffre, celui du décès du jour.
Et qu’en est-il de cette information médiatique au-delà de nos frontières ?
Il y a très peu de temps, une vague de froid jamais atteinte, décimait les plaines de l’Est, frappant à mort russes et polonais.
Mais aurait-on oublié les habitants des régions montagneuses du Pakistan, victimes du terrible tremblement de terre survenu le 08 octobre 2005, dont 81 000 en furent victimes et 2.3 millions étaient menacés par la faim.
C’est encore plus vrai, lorsque ces températures atteignent moins 20°, que ces hommes, femmes et enfants ont besoin d’un toit, de quoi ne pas mourir par l’hiver glacial.
Où sont donc les grandes OMG qui ont amassées des milliards d’euros lorsque nos états riches, vous, moi, sommes venus au secours des victimes du Tsunami.
« Trop, vous donnez trop! », ils disaient.
« Mais qu’attendez vous donc pour dépenser ? », nous demandions.
« Il s’agit de bien répartir vos dons sur les crises de la planète et pas uniquement pour les victimes du tsunami. », ils répondirent.
Alors, je pose la question, le Pakistan est-il exclu du monde.
Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, une bonne partie de nos dons sont eux au chaud, tout comme ceux des OMG qui vivent et travaillent de cet argent.
Villiers-St-Georges, le 10 mars 2006
Stéphane FERRARI
Bulletin municipale de la commune des Marêts


